Présidé par le vice-premier ministre Eamon Gilmore, le Conseil «Affaires générales» de cette semaine a été la première occasion de haut niveau sous présidence irlandaise pour évoquer le commerce international. Il y en aura bien d'autres. Le commerce est une priorité de la présidence irlandaise: nous nous engageons à donner une impulsion dans les négociations commerciales de l'UE avec les pays tiers. En tant que présidence, l'Irlande fournira un effort supplémentaire vers un large programme commercial, entraînant une vraie différence pour les créateurs d'emploi, les employés et les citoyens.
Comment la présidence s'en occupe?
Présidé par le vice-premier ministre Eamon Gilmore, le Conseil «Affaires générales» de cette semaine a été la première occasion de haut niveau sous présidence irlandaise pour évoquer le commerce international. Il y en aura bien d'autres. Le commerce est une priorité de la présidence irlandaise: nous nous engageons à donner une impulsion dans les négociations commerciales de l'UE avec les pays tiers. En tant que présidence, l'Irlande fournira un effort supplémentaire vers un large programme commercial, entraînant une vraie différence pour les créateurs d'emploi, les employés et les citoyens.
Outre de plus amples discussions au sein du CAG en nous appuyant sur le travail approfondi au niveau officiel, nous organiserons une réunion informelle avec les ministres européens en charge du commerce les 17 et 18 avril à Dublin. Nous discuterons de la manière d'avancer sur des accords de libre-échange avec les partenaires stratégiques de l'Union. Cet évènement sera suivi d'une table ronde des entreprises entre l'UE et les États-Unis.
Pourquoi la présidence irlandaise accorde-t-telle tant d'importance au commerce?
- Premièrement, le commerce est un élément essentiel pour les priorités de notre présidence que sont la stabilité, l'emploi et la croissance. L'Irlande a fait du commerce la pierre angulaire de son programme de relance (nos exportations augmentent dans tous les secteurs et conquièrent de nouveaux marchés). L'Europe dans son ensemble doit désormais en faire autant.
- L'Union a besoin d'échanges de biens, de services et des investissements florissants afin de créer de nouveaux débouchés commerciaux et de générer plus d'emplois et de croissance.
- L'Union européenne a les entrepreneurs, la créativité, les technologies, l'ambition mais nous avons besoin de nouvelles possibilités d'accès au marché. L'UE et chacun de ses États membres bénéficieront grandement d'un accroissement des échanges commerciaux. Les chiffres de la Commission européenne sont éloquents:
- Un programme commercial ambitieux peut conduire à une augmentation globale de 2 % de la croissance et à la création de plus de 2 millions de nouveaux emplois (soit 1 % de la main d'œuvre totale de l'UE), au moment où l'Union compte 26 millions de chômeurs.
- Si demain nous menions à terme toutes nos négociations commerciales en cours, nous pourrions ajouter 2,2 % au PIB de l'Union, soit 275 millions d'euros. Cette somme est supérieure au PIB de plusieurs États membres, l'Irlande comprise.
- Dans les deux prochaines années, 90 % de la croissance mondiale sera générée à l'extérieur de l'Union européenne.
- Les pays émergents et en développement représenteront probablement presque 60 % du PIB mondial d'ici à 2030.
- Avant 2006, moins d'un quart des échanges commerciaux de l'UE avaient lieu dans le cadre d'accords de libre-échange. La conclusion des négociations en cours permettrait de doubler ce chiffre.
Les objectifs de la présidence sur le commerce
L'Union européenne et les États-Unis, deux des plus importants blocs commerciaux, entretiennent déjà des liens étroits en matière d'échanges commerciaux et d'investissement. Cependant, nous devons aller plus loin afin de maximiser le potentiel du marché de l'emploi transatlantique. Alors que la nouvelle administration des États-Unis se met en place, la présidence irlandaise se concentrera tout particulièrement sur la relation commerciale UE-USA. Nous ferons avancer les prochaines recommandations du groupe de haut niveau sur l'emploi et la croissance, en travaillant notamment à tendre vers une nouvelle génération d'accord de libre-échange et d'investissement UE-USA. Le dénouement heureux d'un ALE ouvrirait de nouvelles opportunités pour les exportateurs européens, stimulant la création d'emploi et la compétitivité.
La réalisation des accords de libre-échange avec le Canada et Singapour seront des étapes importantes. La présidence irlandaise s'efforcera de faire progresser les négociations sur l'ALE avec le Japon, l'Inde et d'autres partenaires stratégiques. Elle donnera une impulsion à la relation de l'Union avec la Chine en mettant l'accent sur la protection des investissements et l'accès au marché. Nous avons comme objectif de renforcer les relations avec nos voisins de l'est et du sud afin d'améliorer la fluidité des échanges et des investissements et favoriser leur développement économique et social.
Les progrès concrets que nous souhaitons faire sur le programme commercial européen seront l'un des héritages essentiels de la présidence irlandaise (la stabilité, l'emploi et la croissance en action), apportant des résultats aux citoyens européens.
Pour de plus amples informations à propos de l'approche commerciale de la présidence irlandaise, lisez le rapport du président du comité de la politique commerciale du Coreper (version anglaise): Irish Presidency's Approach to Trade
Vous pouvez également consulter l'article intitulé «Commerce: une source clé de croissance et d'emploi pour l'UE. La contribution de la Commission au Conseil européen des 7 et 8 février 2013» sur notre page de l'évènement du Conseil européen.
Restez en contact avec la présidence irlandaise
Suivez-nous sur Twitter