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Discours du Taoiseach lors de la conférence Robert Schuman du Conseil de Lisbonne

07.03.2013, 15:00 GMT


Discours du Premier ministre M. Enda Kenny au sommet annuel Europe 2020 du Conseil de Lisbonne (jeudi 7 mars 2013)

Consultez la version imprimable du discours du Taoiseach.

Visionnez le discours du Taoiseach à la conférence Robert Schuman.

SEUL LE TEXTE PRONONCÉ FAIT FOI

Le programme irlandais pour l'UE: vers la stabilité, l'emploi et la croissance

Je suis ravi, et même honoré, de participer, au nom de l'Irlande, à la conférence annuelle Robert Schuman de cette année.

Pour commencer,  j’aimerais féliciter le Conseil de Lisbonne à l’occasion de son dixième anniversaire.

Je rends hommage à son conseil d’administration et à ses dirigeants, notamment Anne Mettler et Paul Hofheinz, pour le travail inestimable réalisé au fil des ans.

Ce group de réflexion a été créé peu de temps avant notre dernière présidence du Conseil de l'Union européenne en 2004, et a pris contact dès ces débuts avec les représentants de l'Irlande ici à Bruxelles.

Depuis lors nous avons entretenu un partenariat solide.

Partout en Europe et notamment ici à Bruxelles, nous sommes toujours inspirés et guidés par le travail de Robert Schuman en tant que père fondateur de notre Union.

Il a déclaré que  l’«Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble: elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait.»

Son travail, ses paroles ne sont pas uniquement une part importante de notre histoire, de notre identité en tant qu’Européens.

Ils nous rappellent aujourd’hui que notre Union est en effet une œuvre en construction.

Lorsqu’il évoquait «la modernisation de la production et l'amélioration de sa qualité» il faisait évidemment référence au charbon et à l'acier, mais il aurait très bien pu se référer à de nombreux biens et services aujourd’hui fabriqués et commercialisés à travers toute l’Union européenne.

Sa vision de l’Europe était celle d’une Europe dans laquelle le niveau de vie était relevé, où la paix était instaurée à travers la modernisation et la coopération, où l’exportation avait lieu à l’intérieur et à l’extérieur des frontières de notre Union.

Les paroles prononcées par Robert Schuman en 1950 demeurent pertinentes aujourd’hui encore.

Après plus de 60 ans, ces paroles reflètent toujours les principes et les idées mêmes qui guideront aujourd’hui l'Union vers la sortie de crise, la croissance et la création d'emploi.

Ces principes sont au centre de l’actuelle présidence irlandaise.


2013 est une année charnière, une année d'anniversaires: le Conseil de Lisbonne fête ses 10 ans, l'Irlande célèbre ses 40 ans d'adhésion à l'Union européenne et il s'agit de notre 7e présidence du Conseil de l’UE.

Tout cela a lieu à l’occasion de l’Année européenne des citoyens.

L’adhésion de l’Irlande à l’Union européenne est une histoire de changements.

Nous avons aujourd'hui en Irlande six fois plus d'étudiants dans l'enseignement supérieur qu'en 1973. Trois fois plus de femmes sont sur le marché du travail. Lorsque nous avons adhéré à la CEE, notre principal partenaire commercial était notre plus proche voisin le Royaume-Uni.

Aujourd'hui nous exportons des biens vers l'Union européenne pour un montant de 54 milliards, soit plus de la moitié de nos exportations totales. Les changements ne se sont pas fait uniquement ressentir sur le plan social et le plan économique. Les idéaux de paix et de respect mutuel de Robert Schuman ont inspiré le rôle majeur de l'Union européenne dans le processus de paix sur l'île d'Irlande.

Tel que je l'entends, le Conseil de Lisbonne s'est toujours intéressé à l'apport d'idées et de solutions mais également de résultats.

Plus exactement, il accorde  une grande importance à ce que l'Union et ses États membres fassent ce qu'ils ont promis et mettent en place les mesures qu'ils ont adoptées.

Un des défis majeurs auxquels nous avons fait face en Europe ces dernières années a été la crise de confiance. La confiance des marchés, la confiance des consommateurs et la confiance des entreprises.

Et bien entendu, et de manière cruciale, la confiance des citoyens.

Une des façons de regagner et de conserver une telle confiance réside dans la volonté affichée de nos dirigeants de mener à terme les décisions prises.

L'accent mis sur l'obtention de résultat est conforme en tout point au message de la présidence et à son programme politique pour la stabilité, l'emploi et la croissance.

Notre présidence est déterminée à œuvrer pour une sortie de crise en Europe durable et pérenne.

À l’instar de notre engagement envers la relance dans notre pays.

Je souhaiterais maintenant évoquer rapidement ces deux sorties de crise ainsi que leurs points communs.


Je m'adresse ici à Bruxelles à des personnes qui connaissent bien le fonctionnement de l'Union et de ses institutions.

Vous connaissez le potentiel et les limites de ce à quoi peut parvenir une présidence durant son mandat de six mois.

Vous savez également qu'une présidence n'a pas tous les atouts en main.

Qu’il s’agit plutôt d’un rôle d'impulsion subtil et bien plus complexe qui implique une collaboration avec les autres États membres, la Commission, le président du Conseil européen, le Parlement ainsi qu'avec d'autres institutions et parties prenantes.

Aucune présidence ne peut tout faire. Mais chaque présidence doit faire ce qu’elle peut.

Une bonne présidence devrait s’assurer de mener à bien des tâches spécifiques en premier en ayant  toujours à l’esprit la préoccupation actuelle des citoyens.

Dans ce cas nous devrions, et nous le ferons constamment, nous interroger si nos actions conduisent à de la création d’emploi.

Et parce que nous le faisons en Irlande, et nous continuerons à le faire, les priorités de notre présidence sont axées sur l’emploi pour nos citoyens.
Une bonne présidence devrait savoir créer et maintenir un dynamisme nécessaire sur les enjeux principaux

Cela signifie faire preuve d'un engagement direct aux plus hauts niveaux politiques, et investir du temps et de l’énergie au niveau officiel avec des groupes de travail.

Nous nous investissons au niveau relationnel, tel que nous l'avons fait dans les années de préparation de la présidence avec un important programme de rencontres bilatérales et de visites aux institutions de l'Union européenne.

C'est ce que nous effectuons actuellement en ce qui concerne le cadre financier pluriannuel, sur lequel nous avançons à plein régime en vue d'obtenir l'accord du Parlement.

Soyez assurés que nous agissons sans tarder sur ce dossier.

J'ai reçu la semaine dernière à Dublin le président M. Schulz afin d'en discuter.

Le président M. Barroso, que vous venez tout juste d'entendre, nous avait rejoint pour ce qui s'est avéré être une réunion très fructueuse qui a montré la voie à suivre pour les mois à venir.

Je pense que nous avons la même approche…

Sur le fait de parvenir à un accord sur le CFP dans les temps.

Sur le fait de vouloir que les accords soient arrêtés dès que possible sur la loi d'habilitation afin que l'investissement d'un montant de presque 1000 milliards puisse contribuer à l’emploi et à la croissance.

Nous imprimons un élan à des mesures essentielles portant sur la gouvernance économique, les services financiers et l'union bancaire.

Nous avons déjà négocié un accord sur le «Two-pack».

Nous sommes également parvenus à une percée sur le paquet législatif relatif aux exigences en matière de fonds propres, ou CRD IV.

Nous tentons par ailleurs de réaliser des progrès notables sur le dossier de l'union bancaire, en commençant par un accord définitif sur le mécanisme de surveillance unique.

Chacun de ces aspects font une grande différence, notamment pour ce qui est du premier mot du leitmotiv de notre présidence: la stabilité.

Comme l'avait déclaré ma compatriote, la commissaire Máire Geoghegan-Quinn, lors de son discours l’année dernière en cette même occasion, nous avons besoin d'une économie européenne avec des fondations solides, mieux à même de faire face aux crises et aux défis qui se présentent.

Une économie européenne avec les réformes structurelles nécessaires souvent portées à débat ici au sein du Conseil de Lisbonne.

Dans le même esprit, nous nous efforçons de garantir que le troisième semestre européen soit le plus efficace et le plus constructif possible tout en s'assurant qu'il soit mené avec un maximum de légitimité démocratique.

Les discussions au niveau européen sur la politique budgétaire, les déséquilibres macro-économiques, les enjeux du secteur financier et les réformes structurelles favorables à la croissance ont lieu lors de notre présidence et alimenteront les processus budgétaires nationaux dans une deuxième phase.

En termes de croissance et d'emploi, nous imprimons également un élan au niveau du commerce.

Il s’agit là d’une priorité absolue de la présidence irlandaise.

Une série de partenariats commerciaux stratégiques pour l'Union pourrait contribuer à une augmentation de 2 % de son PIB, soit 275 milliards d'euros. Il s'agit là d'un montant bien supérieur au PIB de plusieurs États membres, y compris celui de l'Irlande.

On estime également que l'ensemble de ces partenariats pourrait conduire à la création de plus de deux millions de nouveaux emplois à travers l'Union européenne.

Cela apporterait un véritable soulagement et de l’espoir à nos citoyens alors que 26 millions de femmes et d’hommes sont au chômage.

Donc, en termes de relation clé au niveau du partenariat avec les États-Unis, l'accord du mois dernier visant à poursuivre les négociations vers un partenariat transatlantique pour le commerce et l'investissement est extrêmement significatif. La présidence irlandaise garantira une dynamique sur ce dossier avec la recherche d'un accord sur un mandat de négociation lors de notre semestre en exercice.

J'en parlerai personnellement avec le président Barack Obama lorsque je le rencontrerai à Washington d’ici peu. Par ailleurs, les négociations avec le Japon devraient commencer ce mois-ci et celles avec le Canada sont en passe d'aboutir. D'autres négociations importantes sont sur le point soit de commencer soit d'aboutir.

La croissance et l'emploi proviendront également des efforts que nous faisons et qu'il nous faut continuer à faire sur le plan intérieur, notamment avec la réalisation de nos objectifs pour l'acte pour le marché unique.

Ces objectifs ont été et sont toujours chers au Conseil de Lisbonne depuis ses débuts.

Dans ce contexte, une bonne présidence devrait également envisager toute la législation sur la table des négociations comme un ensemble d’objectifs communs, et non pas comme des propositions individuelles perçues de manière isolée.

Nous avons employé cette approche en définissant trois rubriques principales, celles de la stabilité, de l'emploi et de la croissance.

Au sein de ces rubriques, nous avons donné la priorité à des ensembles sectoriels précis.

Tout premièrement, un ensemble de mesures législatives visant à promouvoir les PME, dont les programmes COSME, Horizon 2020 et le CFP pour des PME innovante et en croissance rapide. Nous travaillons également sur un marché public favorable aux PME, une législation comptable, la propriété intellectuelle et d’autres sujets.

Deuxièmement, un ensemble de mesures pour soutenir notre objectif d'un marché unique du numérique qui, nous le pensons, sera un moteur essentiel pour la croissance et l'emploi. Sur ce point, je suivrai avec attention le projet du Conseil de Lisbonne concernant l'économie de l'innovation qui est lancé à l'occasion de ce sommet.

Et enfin un ensemble de mesures destinées à l'emploi des jeunes, de la mobilité de l'éducation et des qualifications, à travers le programme «Erasmus pour tous», à la Garantie pour la jeunesse pour laquelle nous avons obtenu un accord la semaine dernière.

Sans oublier l'initiative pour l'emploi des jeunes conclue lors du dernier Conseil européen, une mesure que l'Irlande a promue et recherchée depuis longtemps déjà.

Pour moi, il s'agit là d'un test clé pour le leadership européen, celui d'attaquer à bras le corps le chômage des jeunes et d'éviter le terrible scénario d'une génération perdue.

Une bonne présidence devrait également savoir tirer des enseignements et des idées de sa propre expérience à l'échelle nationale, sans jamais pour autant conduire une présidence intéressée. La sortie de crise en Irlande s'est faite dans l'intérêt de l'Europe, de la même manière que la relance de l'Europe est dans l'intérêt de l'Irlande.

Nos histoires sont plus que jamais intriquées.

J'ai précédemment évoqué les changements de l'Irlande survenus pendant les 40 années de son adhésion à l'Union.

Mais nous avons également dû entreprendre des réformes et des ajustements radicaux ces cinq dernières années.

La crise en Irlande… Les premiers effets se sont fait ressentir à la fin 2006, puis elle a frappé très fort à la mi-2008 et a conduit à un terrible effondrement.

Les excédents budgétaires sont devenus des déficits à deux chiffres.

Le chômage est rapidement passé de 4 % à plus de 14 %.

Notre système bancaire s'est pour ainsi dire effondré.

Il a dû être sauvé à un coût extrêmement élevé pour nos citoyens et avec des conséquences dramatiques pour notre dette et notre moral national.

Tout cela est survenu avant que les nombreux mécanismes européens que nous avons désormais élaborés soient en place.

Et pourtant, le peuple irlandais a répondu à cette situation avec une extraordinaire détermination alors que des décisions très difficiles étaient requises année après année.

Mon gouvernement a pris ses fonctions il y a de cela presque deux ans jour pour jour.

Les citoyens nous ont donné comme mission de relever l'économie en vue de relancer la création d'emploi et la croissance.

Heureusement, après deux ans, nous avons considérablement progressé dans notre programme de sortie de crise, avec des signes encourageants provenant de récents développements.

Premièrement, nous sommes en avance concernant nos objectifs de déficit et en passe de finaliser à temps cette année notre programme d'aide de l'UE et du FMI, notre coût d'emprunt sur les marchés devenant à nouveau acceptable et nous revenons pleinement sur ces marchés.

Deuxièmement, dans notre volonté de rendre notre dette plus supportable, nous avons mis fin ces dernières semaines au dispositif de billets à ordre autour des banques désormais liquidées qui, à elles seules, entrainaient un coût de 30 milliards d'euros pour l'état et le peuple irlandais.

Troisièmement, nous finissons la garantie sur nos banques mise en place depuis septembre 2008, tandis que nous avons aussi vendu une institution financière majeure.

Ces faits sont également des signes du retour de la stabilité.

Quatrièmement, et pour moi le point le plus important, pour la première fois depuis 2007 le nombre de personnes employées en Irlande a augmenté.

Il nous reste encore tellement à faire, mais lorsque l'objectif ultime est l'emploi pour nos citoyens, ces statistiques sont celles qui importent le plus.

Pour maximiser un tel potentiel, nous avons mis en place le Plan d'action pour l'emploi avec des centaines de mesures individuelles dans tous les ministères, sur lesquelles il faut régulièrement rendre des comptes sous forme de tableau.

Nous sommes en passe de devenir l'économie européenne que nous souhaitons être et que nous devrions être.

Une économie de croissance réelle fondée sur de réelles entreprises.

Une économie qui joue aujourd'hui un rôle à la mesure de sa force en gagnant aussi bien sur le front de l'exportation que des investissements, les deux secteurs se trouvant même à des niveaux supérieurs d'avant 2007.

Une économie bonne pour ses citoyens.

C'est également la façon dont je vois la situation en Europe.

Nous avons à effectuer immédiatement notre travail de mise en œuvre.

Pour nous, la première de nos priorités en tant que présidence est de rompre le lien entre les banques et les États, tout en construisant un marché unique pour le XXIe siècle favorable à l'emploi et ouvert sur l'extérieur.

En tant que dirigeants, nous avons mené les discussions.

Les citoyens doivent désormais nous voir en action, ils doivent avoir la preuve et avoir confiance que l’Europe tiendra ses engagements.

Une telle preuve et une telle action sont essentielles pour la stabilité, la crédibilité, l’emploi et la croissance.

J'ai pleinement conscience qu'en parallèle, les efforts doivent être poursuivis sur les structures et les dispositions optimales pour que l'Union et la zone euro fassent des affaires.

Nous travaillerons en étroite collaboration avec le président Herman Van Rompuy à mesure qu'il poursuit son travail vers une future Union économique et monétaire.

Nous facilitons activement les discussions sur les sujets que M. Van Rompuy considère essentiels au sein des différentes formations du Conseil présidées par les ministres irlandais. De ces réunions nous réaliserons des rapports qui viendront alimenter sa réunion du Conseil européen du mois de juin.

Au sein du Conseil européen, nous devons rester concentrés sur les instruments et les structures juridiques actuellement à notre disposition. D'un point de vue réaliste, les étapes suivantes devront être traitées après les élections du Parlement et la désignation de la prochaine Commission.

Nous ne sommes pas favorables à aucune version ou suggestion d’un système d'adhésion à la carte et, de la même façon, un changement dans le traité n'est pas un sujet à court terme.

Mais nous participons de manière constructive et avec un bon niveau de compréhension et d'ambition partagées.

J'ai déjà évoqué ce qui selon moi fait d'une présidence une bonne présidence lors de sa courte période en exercice.

Je laisse le soin aux autres de juger notre présidence une fois celle-ci terminée, mais j'espère qu'il s'agira d'une présidence de résultats. Qu'elle sera également une présidence de transition vers la sortie de crise pour l'Union, assurée par un pays lui-même sur la voie de la relance.

Il est prévu que 90 % de la croissance mondiale ait lieu en dehors de l'Europe dans les années à venir. Dans le moyen à long terme, je ne peux admettre que cela devrait rester le cas. Nous ne pouvons pas, et ne devrions pas, prendre du retard ou bien espérer que le reste du monde nous entraîne avec lui.

Plus que jamais, nous devons interagir avec le monde, gagner des marchés et innover chaque fois plus. Nous devons le faire tous ensemble et permettre à chaque État membre de développer sa propre formule gagnante de la même manière qu'en Irlande nous avons une variété de secteurs.

Le travail que nous menons au sein de l'Union est essentiel et, une fois encore, je rends hommage au Conseil de Lisbonne pour sa contribution au débat.

Notre Union est, et doit être, axée sur ces citoyens, sur leurs besoins, leurs désirs et leurs ambitions.

Aujourd’hui, à travers toute l’Union, tout se concentre sur un unique élément : l’emploi. La dignité de se rendre au travail.

Nous avons écouté nos citoyens et dans ce domaine de l’emploi, nous avons clairement manifesté qu’il était hors de question de les décevoir.

C’est dans la dignité et la valeur du travail que nos citoyens commenceront à se réapproprier le «pourquoi» de l’existence de l’Europe.

Les mêmes pourquoi et comment rêvés et déclarés par Robert Schuman dans sa Déclaration il y a 63 ans.

Je vous remercie.

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