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Le Taoiseach présente les résultats de la présidence irlandaise au Parlement européen

03.07.2013, 12:26 GMT


Discours du Taoiseach Enda Kenny au Parlement européen mardi 2 juillet 2013

Le discours prononcé fait foi

Cher président du Parlement européen, cher président de la Commission européenne, éminents dirigeants des groupes politiques, membres du Parlement européen.

En tant que Taoiseach, je suis fier de parler au Parlement européen, pour cet examen de la présidence irlandaise et du CFP.‌‌

La septième présidence irlandaise du Conseil s'est achevée dimanche. Une dernière semaine mouvementée, mettant un terme à six mois extrêmement chargés et productifs. Grâce au soutien et au partenariat du Parlement européen, la présidence irlandaise a obtenu des résultats significatifs. Alors que nous nous sommes libérés de nos fonctions présidentielles,  je tiens à vous remercier de votre confiance et de votre dévouement.

La dernière fois que je me suis adressé à vous, c'était pour marquer la nouvelle présidence et la nouvelle année. J'ai abordé la question de ce que nous allions faire concernant le besoin urgent de parvenir à des résultats. Aujourd'hui, je suis fier de dire que nous les avons atteints.

Monsieur le Président Schulz, honorables députés.

Il y a six mois, j'ai exposé nos objectifs, basés sur les trois piliers que sont la stabilité, l'emploi et la croissance. Nous avons cherché à tenir nos engagements, particulièrement ceux pris au plus haut niveau politique.

Nous ne pouvions pas faire moins.

Depuis, au cours de cette phase difficile, il était impératif que nos citoyens et les marchés voient clairement que notre Union pouvait et respecterait les engagements pris. Un tel suivi a été la marque de fabrique de la présidence irlandaise. Je crois que ce que nous avons atteint, à cet égard, a renforcé la crédibilité de notre union, son rôle et son travail aux yeux de nos citoyens.

Alors que nous avons pris en charge la présidence après une période particulièrement mouvementée, atteindre et soutenir la stabilité a été un objectif premier évident.

L'union bancaire était d'une importance cruciale. Nous avions besoin de réparer et de rénover nos banques afin de faire deux choses essentielles. Premièrement, de générer une croissance économique durable. Deuxièmement, de prouver à nos citoyens qu'ils pouvaient compter sur nous pour faire ce que nous avons dit que nous ferions lors de la réunion des chefs d'États et de gouvernements. Il s'agissait de dissocier le lien entre les banques et les États. Le suivi atteint par la présidence irlandaise a été mis en évidence dans trois développements plus approfondis. Le nouveau superviseur unique, les règles en matière de fonds propres plus solides pour les banques et, seulement la semaine dernière, pour convenir de nouvelles règles pour les liquidations de banques. Ces nouvelles règles de défaillance bancaire auront pour conséquence que les contribuables n’auront pas à sauver les banques de nouveau.

De même, dans notre présidence, nous avons également travaillé à mettre en place des facteurs positifs pour la croissance et la création d'emploi en Europe.

Quand il s'agit de ces emplois dont on a tant besoin afin de subvenir aux besoins de nos familles, de nos communautés, le commerce est essentiel. Nous nous sommes donc concentrés sur l'obtention d'un accord sur le mandat des pourparlers UE-États-Unis. Un tel accord est essentiel à ce qui devrait être un partenariat transatlantique qui change la donne, basé sur une relation égale et ouverte. Cela nous permettra de concrétiser l'énorme potentiel pour l'emploi et la croissance.

Les PME sont le moteur de la création d'emploi. Nous avons donc fait des petites entreprises européennes une priorité à chaque étape du processus. À titre d'exemple, nous avons réussi à atteindre l'accord politique qui rendra plus facile aux PME d'accéder aux marchés des marchés publics de trois trillions d'euros par un processus d'appel d'offre plus facile et moins coûteux.

Avec cela, tout le monde y gagne.

Plus d'appels d'offres, de gouvernements peuvent avoir un meilleur rapport qualité-prix; nos petites entreprises peuvent réellement être compétitives et se développer.

La recherche et le développement sont chéris par le Parlement. Le programme de 70 milliards d'euros, Horizon 2020 qui a été convenu en principe la semaine dernière est essentiel en termes de recherche et de développement. La proportion de tels financements utilisés par les PME devrait augmenter d'un tiers.

Mais nous n'aurions rien pu faire sans l'étroite collaboration des institutions.

Parvenir à un accord avec le Parlement européen sur la politique agricole commune de l'UE pour les sept prochaines années a été l'une de nos plus importantes réussites. Cela améliorera énormément nos efforts visant à transformer nos industries de l'agriculture et de la pêche en des secteurs durables et verts pour la croissance.

Je salue l'appui solide du Parlement concernant le programme de 16 milliards d'euros, Erasmus-Plus. Comme de nombreuses personnes présentes ici, je suis un fan d'Umberto Eco. Nous croyons que c'est bien la culture et non la guerre qui cimente notre incroyable paix, vieille de 70 ans.

Je suis particulièrement content du travail effectué sur le fonds européen d'ajustement à la mondialisation. Cela apportera un réel soutien à une importante part de notre société, nos travailleurs licenciés. Nous ne pouvons pas sous estimer le traumatisme d'un travailleur assidu qui est licencié.

Tout au long de la présidence, nous avons maintenu une attention particulière sur ces secteurs à fort potentiel très importants dont fait partie le numérique. De la même façon, nous avons accomplis des progrès majeurs sur la protection des données et sur la législation relative à l'identification en ligne. Ces deux thèmes étaient au cœur de notre programme.

Nous avons réalisé des progrès sur les questions telles que la décision de protection européenne, l'accès à un avocat dans des procédures pénales et l'insolvabilité.

Nous avons conclu, avec succès, les négociations historiques qui permettront à l'Union d'adhérer à la convention européenne des droits de l'homme.

Élargir les mêmes normes de protection à nos citoyens dans leurs relations avec les institutions européennes que dans leurs relations avec leurs gouvernements.

Nous avons fait preuve d'un important leadership dans le domaine de la PSDC (développement des capacités, la surveillance maritime et la cybersécurité).

De plus, nous avons mené le travail préparatoire initial sur la discussion thématique sur la défense lors du Conseil européen sur la défense du mois de décembre.

Mais il y a eu un problème majeur lors de la présidence irlandaise.

Notre engagement absolu à mettre fin à l'horrible chômage des jeunes. C'est une abomination envers les jeunes hommes et femmes. Trop nombreux sont ceux qui ont atteint l'âge de travailler mais qui ne savent ni ne ressentent ce que c'est que de se lever et d’avoir un travail auquel se rendre. Le sentiment d'être utile et la fierté et le sens de l'honneur d'un travail bien fait. Notre Union doit être 100 % sûre que nous ne permettront pas au chômage des jeunes de les empêcher d'avoir un futur, des vies heureuses et réussies qu'ils pourraient et devraient avoir et que, grâce à cette initiative, ils pourront désormais vivre.

Je me réjouis que, dès notre deuxième mois de présidence, nous soyons parvenus à obtenir l'engagement des États membres à la garantie pour la jeunesse. Elle donnera aux jeunes de moins de 25 ans la possibilité de se former ou de trouver un emploi dans les quatre mois suivant leur premier jour de chômage.

Il est clair pour nous tous que pour lutter contre le chômage des jeunes, nous devons continuer à adapter notre éducation et nos systèmes de formation aux normes du 21e siècle, notamment en incluant des partenariats avec des employeurs.

Afin de stimuler l'emploi et l'employabilité, nous avons pris d'importantes décisions sur la mobilité transfrontalière. Un système de recherche d’emploi EURES plus solide. Les accords de la présidence sur le programme Erasmus plus étendu ainsi que sur les qualifications professionnelles apporteront une importante contribution à ce domaine. Ainsi que l'accord avec le Parlement sur la proposition relative à la portabilité des droits à pension.

Pour tout cela et particulièrement pour accélérer le financement pour la garantie pour la jeunesse, nous avons travaillé avec vous, le Parlement.

Mais il y a eu une question plus urgente.

Le CFP.

Monsieur le Président Schulz, honorables députés.

Notre travail sur le MFF a étayé tant de nos efforts et accomplissements de la présidence. Jeudi dernier à Bruxelles, le président M. Schulz et la présidence, aux côtés du président M. Barroso, sont parvenus à un accord très attendu sur le CFP.

En tant que Parlement, vous allez voter sur cet accord demain. Vous voterez sur des séries complexes traitant avec des questions techniques et financières importantes. Vous savez que les négociations ont été longues, difficiles et hautement sensibles pour le Conseil comme pour le Parlement. Le résultat identifie la meilleure façon de garantir que le CFP, de près d'un trillion d'euros, est injecté dans l'économie réelle au plus vite.

Depuis le début, nous avons clairement indiqué que les priorités pour le Parlement étaient les dispositions pour la souplesse de l'examen/révision, les ressources propres et l'unité du budget. De bien des façons, ces priorités ont formé le programme pour la suite des négociations.

L'insistance du Parlement sur une plus grande flexibilité sur la manière dont nous gérons nos ressources constitue un progrès significatif et je le salue. Cela contribuera à faire en sorte que nous obtenions le maximum de notre budget à un moment où chaque euro compte.

Mais il y a eu des moments où le Conseil et le Parlement divergeaient sensiblement. Des moments où il était très difficile de progresser dans les négociations. Des moments où la frustration et la déception étaient présentes des deux côtés.

Mais nous avons refusé de nous décourager ou de rester divisés. Nous avons bâti sur la confiance que nous avons nourrie, sur les relations que nous avons créées. Nous n'avons pas abandonné. Nous avons persévéré. Et grâce à cela, nous y sommes arrivés. Maintenant, les détails de ce que nous avons obtenu sont devant vous.

Oui, nous avons écouté le Parlement. En écoutant activement, je crois que nous sommes arrivés à aborder les principales préoccupations identifiées par vous dans notre résolution du 13 mars.

Comme dans toutes les bonnes négociations, le résultat est parvenu à un équilibre. Tout le monde au Conseil n'était pas forcément satisfait, et il s’agit là d’un certain euphémisme. Mais tout le monde au sein du Parlement n'était pas non plus satisfait à 100 %!

Je suis heureux de dire aujourd'hui que c'est le Parlement qui a défendu la plupart des mesures importantes. Notamment, celle de démarrer les ressources sur la recherche et l'innovation plus tôt que prévu.

La flexibilité que vous avez introduite nous permet d'avancer plus d'argent pour le chômage des jeunes. Vous avez travaillé afin d'assurer que l'aide pour les plus démunis reste aux niveaux actuels et ne soit pas réduite. Une seule institution n'a pas le monopole de la sagesse. Et le Parlement a fait du CFP un meilleur instrument.

Le signal que nous envoyons désormais à nos citoyens et nos entreprises qui peinent et en particulier à nos jeunes hommes et femmes est que, oui, l'Europe est capable, l'Europe est compétente et mérite votre confiance.

Parce qu'elle peut décider et décide. Elle peut fournir des résultats et les fourni.

Aujourd'hui, 500 millions de membres de la famille européenne font face à ce qui sont, pour nous tous, des défis sans précédent dans notre économie, notre société. Le CFP est le sigle, le plus grand outil d'investissement que nous ayons à notre disposition. Nous devons nous rassembler et l'utiliser sans délai.

Monsieur le Président Schulz, honorables députés.

Lors de la nouvelle année, j'ai décrit le Parlement comme étant notre partenaire dans notre parcours de présidence de six mois. Désormais en plein été, nous pouvons nous retourner et dire comment a été notre parcours. Nous avons consacré beaucoup de temps et de travail à faire fructifier et à nous investir dans cette relation.

Depuis le début, nous avons travaillé sans relâche avec vous. En fait, bien avant que notre présidence ne commence. Les longues heures de négociation à tous les niveaux et à travers l'éventail complet du travail de l'Union. Je crois que nous avons respecté le rôle de ce Parlement et son mandat.

Ce respect a été une caractéristique de la présidence irlandaise. De même, nous avons fait notre mieux pour représenter et ce, toujours fidèlement, le rôle et le mandat du Conseil. Nous avons commencé à nous connaître, à nous familiariser avec la façon dont nous considérons les perspectives de chacun et à lui donner de la valeur.

Notre ministre d'État en charge des affaires européennes est désormais bien connue de vous tous. Elle était régulièrement présente dans cette chambre, représentant le Conseil et écoutant les différents points de vue de vos membres. Aujourd'hui, je la remercie pour sa contribution inestimable.

Oui, pour nous tous, la présidence, le Parlement et le Conseil, le travail a été éprouvant. Parfois même intimidant. Cependant, de façon individuelle mais surtout ensemble, nous avons relevé le défi. Car nous sommes plus forts et exaltés par notre objectif commun.

Nos fiers citoyens et notre avenir pacifique prospère et fier.

Monsieur le Président Schulz, honorables députés.

Comme vous le savez, mener une présidence est exigent à l'égard de n'importe quelle administration. Cela est particulièrement le cas dans des plus petits États membres tels que l'Irlande.

Alors que mon gouvernement a pris ses fonctions, nous avons commencé à préparer la présidence. Nous croyions qu'un pays parcourant le chemin vers la reprise serait bien placé pour diriger une Union engagée vers la même destination. Je crois que nous avions raison.

Notre présidence a été bonne pour l'Irlande, je l'espère bonne pour notre Union et très bonne pour notre programme urgent de stabilité, d'emploi et de croissance.

Aujourd'hui, je suis fier de dire au Parlement que je suis un européen convaincu.

Je crois en l'idée que l'Europe est une «maison». Et parce que je crois cela, je crois également qu'en tant qu'européens, nous nous faisons une injustice en ne parvenant pas à nous émerveiller de ce que nous avons créé et, par dessus tout, de ce que nous avons créé ensemble à partir des dégâts de la guerre, de l'atrocité, du chaos.

La Lituanie, une nouvelle et vieille européenne, exerce la présidence.

Je suis attiré par les mots de l'homme qui s'appelait «le dernier citoyen du Grand-Duché de Lituanie, le prix Nobel qui était peut-être mieux connu en tant qu'écrivain polonais ». Je me réfère, bien entendu, à Czesław Miłosz, si cher à notre propre prix Nobel Seamus Heaney.

M. Miłosz a écrit:

«Sans aucun doute, j'appelle l'Europe ma maison. Mais il s'agissait d'une maison qui refusait de se reconnaître dans son ensemble. Au lieu de cela, comme si elle était basée sur un tabou qu'elle s'était imposé, elle a classifié sa population en deux catégories de membres de la famille (querelleur mais respectable) et sur des relations médiocres.»

Aujourd'hui, nous européens, sommes ce que nous devons nous efforcer d'être, à savoir une famille unie. Notre identité partagée existe au-delà du domaine des simples économies ou des devises ou encore de l’argent. Cela se trouve dans notre littérature, notre musique, notre culture et par dessus tout nos citoyens. Car nous sommes les jeunes générations assez chanceuses pour ne pas être simplement des européens géographiquement parlant mais des européens dans notre identité.

Monsieur le Président Schulz, honorables députés

En Irlande, nous avons un vieux proverbe qui dit qu'une blessure guérit en commençant par les bords. J'espère que ce que nous avons atteint pour les bords à l'ouest apportera une nouvelle guérison et avec elle un nouvel espoir, une nouvelle prospérité à nos citoyens européens, à notre maison européenne.

Une où il y ait toujours de la place pour la bonté de Dieu, la gentillesse humaine, la dignité, la joie.

FIN

 

 

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